Il y a quelque chose d’extraordinaire dans la politique c’est cette capacité à inventer des histoires dont même le plus audacieux des romanciers ne voudrait pas de peur de se faire ridiculiser. Aujourd’hui nous avons bel et bien franchi un cap dans l’absurdité politique, nous avons renversé la dernière barrière qui nous séparait du ridicule. Grace à notre nouvelle Première Dame, la gauche vient de poser le premier grand marqueur de ce quinquennat. Ils peuvent maintenant ranger leur normalité dans les greniers de l’Elysée et des ministères. En quelques minutes, avec le génie que seule la bêtise peut paradoxalement concevoir, après avoir créé le concept de gauche caviar, puis récemment celui de gauche pétard, ils ont inventé celui de gauche plumard. Cette gauche plumard prend ses racines dans les alcôves mitterrandiennes et dans la suite du Sofitel de New York mais dans ces deux cas, grâce à des démonstrations de tartufferies dont il a le secret, le PS avait réussit à faire peser la faute sur les seuls auteurs en oubliant les complicités actives ou passives des éléphants de tout poils qui se drapèrent alors de leur plus beaux habits de vertus pour nous faire croire que non, ils ne savaient rien…
Avec la paire Trierweiler-Royal, pas de tartufferie possible, pas d’échappatoire. Les problèmes de plumard du nouveau monarque s’exposent aux yeux des français non plus seulement comme de simples récits de coucheries ou de conséquences biologiques de coucheries, mais bien comme un fait politique à part entière. En apportant son soutien inattendu au candidat dissident qui s’est maintenu contre Ségolène Royal -malgré les pressions visiblement très amicales des oligarques de ce parti si démocratique- notre « Atout Cœur de France » a écrit un épisode des plus remarquables à la grande histoire de la connerie à la française. Cela en dit long sur sa jalousie névrotique, cela en dit long sur l’idée qu’elle se fait de sa fonction et de sa personne, mais cela en dit aussi très long sur la place qu’elle s’est donnée ou que Hollande lui a donnée dans le nouveau pouvoir.
Rions-en gaiement même si c’est à pleurer ! Il y a quelques jours je comparais avec un peu de mauvaise foi la première dame de France à Elena Ceausescu. Force est de constater qu’on s’y approche à grands pas. Valoche a pris l’ascendant sur son mari qui nous montre, s’il en était besoin, toute sa capacité à diriger, à imposer sa ligne, à susciter l’enthousiasme même sous son propre toit. J’entends déjà les thuriféraires du féminisme le plus ringard et le plus névrosé me dire que tout de même, comment peut-on empêcher une femme de parler même si c’est la première dame de France et que c’est aussi une question de dignité de la femme et de son indépendance dans un système patriarcal qui brime et qui humilie et qu’il faut en finir avec ces conceptions rétrogrades fascisantes qui voudraient que la femme se taise pour assurer la carrière de son mari et que le combat des femme est à … TA GUEULE !!!!! Je dirais la même chose si le mari d’une de nos minsitres la ramenait.
Alors, un grand merci à Valérie, à Olivier Falorni sans qui, rien de tout ça n’aurait été possible. Un grand merci à Ségolène qui décidément n’est jamais bien loin quand il y a un coup pourri à jouer. Un grand merci à Hollande d’avoir toujours su bien s’entourer. Un grand merci à tous ces hommes et ces femmes qui nous offrent en direct un très bon remake d’ « Amour Gloire et Beauté » avec ses mauvais dialogues, ses filles botoxées, ses jalousies compulsives, ses crêpages de chignons, ses rebondissements hasardeux et tout et tout. Merci à eux ! Grâce à la subtilité de leur intelligence politique et à leur souci constant de l’intérêt général pour lequel ils ont donné leur vie, ils nous offrent aujourd’hui une espérance et une promesse. La promesse de nous faire rire pendant 5 ans et l’espérance que nous allons enfin en finir avec leurs sempiternelles leçons de morale comportementale dont ils nous ont gavés pendant 5 ans. La gauche normal aura duré un mois! place à la gauche plumard !
Mdame Michu